•     C'est en visionnant une vidéo envoyée par un ami que m'est venu l'idée de cet article. Vous pourrez la retrouver à la fin.

     

    Deux formes d'artisanat typiquement savoyard.

     

    L'argenterie des Bauges :      

     

    Le massif des Bauges, ou plus communément les Bauges, est un massif se situant à cheval sur les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie.  

     

    A.B.-blog.jpg

    (Photos perso) en bas à droite c'était à Roquemaure (Gard) en 2006. Les autres photos ont été prises à la fête du bois à St Bois dans l'Ain.

     

    L'appellation "argenterie" a été donnée par dérision à cette vaisselle de bois tourné, en raison de sa couleur blanche éclatante et légèrement nacrée. L’usage alimentaire des objets nécessite l’emploi d’un bois répondant à ce critère, qualité requise par l’érable sycomore ou « plane », présent dans ce secteur de Bauges et facile à travailler.

     

    Le tour à arc alternatif appelé aussi tour à perche, système très ancien, était installé dans la maison d’habitation, souvent dans l’étable. Construit en bois par le tourneur et donc adapté à sa morphologie, l’énergie est fournie par la force humaine. Les outils se limitent à des « fers », crochets forgés sur place.

     

    Le colportage, féminin et masculin, indissociable du tournage, permettait d’écouler la production de vaisselle domestique et d’ustensiles liés à l’activité laitière, dans les villages des Bauges mais aussi bien au-delà, en France et en Suisse. Il a perduré jusqu’en 1920.

     

    Quelques artisans perpétuent aujourd’hui encore cette activité.

     

    La colombe d'Abondance :

     

    Colombe-blog.jpg

    Ma colombe en bois sculpté

     

    Autrefois ce sont les petits bergers qui les sculptaient en gardant les troupeaux. Aujourd'hui on les trouve principalement en Haute-Savoie, dans la vallée d'Abondance.

     

    La fabrication est pratiquement la même dans toutes les régions. Toutefois des nuances existent : taille de la colombe, finesse des découpes, formes du corps,

    de la tête et du cou.
     
    Elle est donc composée de deux morceaux de bois, d'épicéa ou de tilleul, finement taillés au couteau en lamelles puis assemblées à mi-bois au centre du corps
    : un morceau pour former d'une part la tête, le corps et la queue, un autre pour les ailes.
     
    Le bois d'épicéa, fin et tendre, est particulièrement bien adapté à sa fabrication, c'est un bois très courant en vallée d'Abondance, une fois que celui-ci à bien
    séjourné dans l'eau, il est prêt à être travaillé.
     
    L'outillage est composé d’un opinel.

    Il faut d'abord débiter deux parallélépipèdes de bois de dimensions équivalentes, l’un pour la tête, le corps et la queue, l'autre pour les ailes. Le corps et la tête s
    ont taillés, ainsi que les mortaises destinées à assembler les deux morceaux. Des encoches sont alors pratiquées dans les blocs pour reproduire le dessin des plumes. Les encoches terminées, il faut fendre le bois en fines lamelles pour la réalisation des plumes. Enfin, il faut déployer les lamelles en éventail en les imbriquant les unes dans les autres, grâce aux encoches. Il existe deux méthodes pour déployer les plumes, celle utilisée pour la queue consiste, à partir d'une lamelle extrême, à emboîter alternativement les autres lamelles à droite puis à gauche. Pour les ailes, elle consiste à emboîter les lamelles à partir d'une lamelle extrême, supérieure ou inférieure, toujours du même côté, créant ainsi un mouvement ascendant ou descendant. Enfin, les deux morceaux de bois sont emboîtés l'un dans l’autre.
     
    Les ailes et la queue sont immobilisées le temps du séchage de façon à obtenir la forme souhaitée.
     
    Aucune colle n'entre en jeux dans la fabrication des Véritables Colombes d'Abondance.

     

     

     


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  • Cabanon-blog.jpg
     
     
    Vendredi, je suis allé voir un spectacle,  "Paroles de Cabanons".
      
    Brigitte Carle, Conteuse Comédienne et metteur en scène à collecté des souvenirs de "Cabanonniers" de Port St Louis du Rhône pour en faire un spectacle agrémenté de contes et légendes du fleuve Rhône et de la Camargue.

    Jean-François Veran – auteur compositeur interprète/ accordéoniste à mis les textes en musique et accompagne Brigitte sur scène.
      
    A travers la découverte de l’art du cabanon, « Paroles de cabanons » nous parle des fils, petit-fils et arrière-petit-fils d’ouvriers et de dockers, de pionniers venus construire une ville ouvrière dans ce désert du bout du monde, entre étangs et marais, fièvres et moustiques ; c’est la mémoire ouvrière des immigrés de l’intérieur, des délocalisés du labeur, qui ont su s’adapter, réinventer, récupérer, survivre.
     
    Plus qu'une tradition le cabanon est un art de vivre !!!! 
     
    Extraits :
    « Ici vous êtes à la limite des mondes
    vous êtes à la marge qui sépare les mondes
    vous êtes à la charnière
    d’un côté le monde des géants avec leurs grands oiseaux bleus métalliques qui dominent la mer, le monde des
    géants de l’argent, les ogres du commerce, le monde des grands, les grands de ce monde
     de l’autre côté le marais et le petit peuple du marais, le monde des cabanes et de l’enfance »
    « avant, là-bas, au bout…y avait une île…on l’appelait l’île de Pamparigouste … »
     
    « Le cabanon, c’est l’art de la récupération
     Le cabanon c’est fait de bric et de broc, c’est du bricolage, y a pas de règles.
     c’est la poésie du petit rien et de la débrouille, la poésie du bout de ficelle
     et c’est bichonné à notre goût !
     C’est la poésie de ceux qui n’ont pas grand chose, mais qui avec leur âme d’enfant, se font un petit nid qui ne coûte
    rien, mais où on est bien !!!… on est si bien……à l’abri du monde des grands et des normes des savants… »
     
    Cabanon-blog-2.jpg
    Petit aperçu de l'expo photo qui accompagne le spectacle.
      
    Cet univers est aujourd'hui menacé par la loi littoral et le spectacle créé à l'origine pour interpeler le plus grand nombre de personnes va maintenant voyager à travers la France. Si vous avez l'occasion je vous conseille d'aller le voir, vous ne serez pas déçu !!!!
     
     
     

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  • Définition Wikipédia : Une caricature (de l'italien « caricature », « charge ») est un portrait peint ou dessiné qui charge certains traits de caractère souvent drôles, ridicules ou déplaisants dans la représentation d’un sujet.

     

    En ce moment je suis dans ma boite à souvenirs et j'ai retrouvé ces photos que je vous fais partager..........

     

    Carricature-1.jpg

    Ma fille qui se fait "croquer" en 2000............

      Carricature-2.jpg

    Quelques années plus tard c'était à mon tour de me faire "caricaturer"......     (La photo n'a pas été prise le même jour) 

     

    Je vous laisse juger du résultat................


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  • En ce début d'année après les fêtes, rien de tel qu'une bonne soupe au caillou pour se refaire une santé............. 

      Pioch-Badet-blog.jpg

    Au musée des roulottes à Pioch-Badet (Camargue) en 1990

     

     

     Roquemaure-06-058--Large-.jpgLa soupe au caillou est une recette traditionnelle de la soupe paysanne qui s'adapte aux variétés de légumes du lieu, avec une base de pomme de terre, navet, carotte, poireau, plus selon la saison une poignée de pois, des haricots verts ; saler, ajouter du persil et du laurier. Du lard fumé, des saucisses, ou une poule peuvent y être ajouté. Un caillou propre est plongé dans la casserole pendant la cuisson qui dure trois heures.
     

     

    Roquemaure (Gard) en 2006

          Photo perso  

     

    En Lorraine, un caillou de rivière est utilisé. Sa forme est importante : il est choisi biconvexe, presque plat sur une face et de forme harmonieuse

    La cuisson étant maintenue à petit feu, le galet est en perpétuel mouvement et agit comme un pilon qui écrase les différents composants de la soupe, en affinant la texture et en répartissant les sucs. (l'ancêtre de notre mixer)
     
    Cette soupe cuit très longtemps sur le coin d'une cuisinière, et le caillou, agissant en accumulateur de chaleur, maintient une température efficace en écrêtant les pics de température, sur un long terme. (Source wikipédia)

     

     

    La soupe au caillou c'est aussi un conte très répandu dont il existe de nombreuses versions, en voici une...............

     

     

     L'histoire de la soupe au caillou

     

    Un voyageur fatigué et à court de provisions demande aux habitants des villages qu'il traverse de lui donner quelque chose à manger, mais tous refusent de lui faire l'offrande ne serait-ce que d'un croûton de pain. En fait, les villageois se méfient de l'étranger et le désespoir de l'homme grandit. Sans nourriture, il n'a plus la force de marcher, et il comprend qu'il ne parviendra jamais à continuer si il ne trouve pas rapidement de quoi manger. Épuisé, il s'installe sous un arbre, au bord du chemin, à quelques encablures d'un petit village. Comme il contemple tristement le chemin caillouteux, il a une idée : puisque les villageois affirment qu'ils n'ont pas assez à manger pour eux-mêmes, il leur proposera de faire de la soupe au caillou pour tout le village.  

    Les villageois n'ont jamais entendu parler de la soupe au caillou et se demandent comment une telle chose est possible, mais ils acceptent et lui apportent de l'eau tout en l'aidant à allumer le feu. Il trouve une pierre de la bonne taille et la dépose dans l'eau bouillante sous les yeux de quelques habitants. Au bout d'un moment, il leur dit qu'il faut ajouter du sel pour réussir la soupe, et un villageois en offre de son plein gré. D'autres villageois viennent regarder. Il explique que ce genre de pierre fait une soupe savoureuse, mais que des carottes lui donnent un goût excellent, et, aussitôt, des villageois apportent des carottes, puis des pommes de terre, et, par la suite, des choux et des oignons. Il indique que si la soupe contenait des morceaux de lard, elle serait digne de figurer à la " table d'un homme riche ". Quelqu'un propose de fournir du lard, et les villageois sentent le délicieux arôme que diffuse la marmite et s'émerveillent q'un caillou puissent donner une aussi bonne soupe.

    La soupe est prête et les villageois se dépêchent d'installer des tables, de chercher des bols et des cuillères. Certains apportent du pain et du cidre. Bientôt, tout le monde est assis autour des tables et déguste un excellent repas, dont la soupe au caillou constitue le plat principal. Tout le monde est plein de bonne volonté, et, après le repas, les villageois chantent et dansent.

    Le lendemain matin, ils offrent le petit déjeuner et de la nourriture au voyageur pour la route. Les villageois se rassemblent pour lui dire au revoir et le remercient. L'un d'entre eux dit :

      

    " Nous n'aurons plus faim maintenant que nous savons comment faire de la soupe avec un caillou ".

         .

     


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