• Carnaval Port St Louis du Rhône 2018

    Quelques photos du carnaval de Port St Louis du Rhône.........

     

    Carnaval Port St Louis du Rhône 2018

    Carnaval Port St Louis du Rhône 2018

    Pour mettre un peu de couleur en ce début de semaine.

     

    Carnaval Port St Louis du Rhône 2018

    Carnaval Port St Louis du Rhône 2018

    "Les Mosquitos" moto club de P.S.L. toujours présents.....

     

    Carnaval Port St Louis du Rhône 2018

    Carnaval Port St Louis du Rhône 2018

    Avec le Bal des Bulles.....

     

    Carnaval Port St Louis du Rhône 2018

    Placé sous le signe de l'Amour.........

     

    Carnaval Port St Louis du Rhône 2018

    "Mirèio" de Frédéric Mistral.......

     

    Carnaval Port St Louis du Rhône 2018

    "Tu me fends le coeur !!! "  Marcel Pagnol

     

    Carnaval Port St Louis du Rhône 2018

    Sans oublier que nous sommes en Camargue, pays des chevaux, taureaux

    et flamants roses.......

     

    Carnaval Port St Louis du Rhône 2018

    Carnaval Port St Louis du Rhône 2018

    Et on se quitte sur de charmants sourires,

    Bonne semaine à toutes et à tous !!!!

     

     

     


  •  

    Aujourd'hui ce n'était pas vraiment le printemps, il a fait un temps à ne pas mettre une hirondelle dehors, pourtant elles sont de retour, j'en ai vu ce week-end !!!

     

     

    Bonjour, bonjour dit l'hirondelle

    qui revient nicher sous mon toit.

    J'ai du printemps au bout des ailes

    et t'apporte des fleurs nouvelles,

    je te suis fidèle.

     

    Merci, merci dit le poète

    de revenir auprès de moi

    de l'autre bout de la planète.

    Et j'avais du bleu plein la tête

    car l'hirondelle, c'était toi !

     

    ( Michel Beau )

     

     

    Le retour des hirondelles

    Vu au festival de la Camargue et du delta du Rhône en 2016,

    à Port Saint Louis du Rhône.

    J'en profite pour remettre un post déjà mis l'année dernière sur ce blog :

    Vous pouvez donner un coup de mains aux hirondelles si vous avez un endroit susceptible de les accueillir chez vous. Il vous faut 2 planches, un morceau de grillage et quelques clous. Et pour terminer vous enduisez le tout d'un mélange de terre et d'eau !!! 


  • Le lac Alphonse de Lamartine

    En 1816, le poète Alphonse Lamartine vient en cure à Aix-les-Bains en Savoie pour soigner une maladie du foie ou du poumon. En fait c'est pour dépression qu'il vient se reposer au bord Lac du Bourget. Il trouve dans ce décor, à la fois puissant et apaisant, le calme et le repos, et puis il rencontre Julie Charles, l'amour de sa vie. (Source : internet)

    Le lac Alphonse de Lamartine

    (Deux cartes postales de ma collection)

     

    Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, 

    Dans la nuit éternelle emportés sans retour, 

    Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges 

    Jeter l’ancre un seul jour ? 

     

    Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière, 

    Et près des flots chéris qu’elle devait revoir, 

    Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre 

    Où tu la vis s’asseoir ! 

     

    Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes, 

    Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés, 

    Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes 

    Sur ses pieds adorés. 

     

    Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ; 

    On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux, 

    Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence 

    Tes flots harmonieux. 

     

    Tout à coup des accents inconnus à la terre 

    Du rivage charmé frappèrent les échos ; 

    Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère 

    Laissa tomber ces mots : 

     

    Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! 

    Suspendez votre cours : 

    Laissez-nous savourer les rapides délices 

    Des plus beaux de nos jours ! 

     

     Assez de malheureux ici-bas vous implorent, 

    Coulez, coulez pour eux ; 

    Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ; 

    Oubliez les heureux. 

     

     Mais je demande en vain quelques moments encore, 

    Le temps m’échappe et fuit ; 

    Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore 

    Va dissiper la nuit. 

     

     Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive, 

    Hâtons-nous, jouissons ! 

    L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ; 

    Il coule, et nous passons !  

     

    Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse, 

    Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur, 

    S’envolent loin de nous de la même vitesse 

    Que les jours de malheur ? 

     

    Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ? 

    Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus ! 

    Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface, 

    Ne nous les rendra plus ! 

     

    Éternité, néant, passé, sombres abîmes, 

    Que faites-vous des jours que vous engloutissez ? 

    Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes 

    Que vous nous ravissez ? 

     

    Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure ! 

    Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir, 

    Gardez de cette nuit, gardez, belle nature, 

    Au moins le souvenir ! 

     

    Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages, 

    Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux, 

    Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages 

    Qui pendent sur tes eaux. 

     

    Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe, 

    Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés, 

    Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface 

    De ses molles clartés. 

     

    Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire, 

    Que les parfums légers de ton air embaumé, 

    Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire, 

    Tout dise : Ils ont aimé !

     

    (Alphonse de Lamartine)

     

     


  • Un triste orgue de barbarie

    ( Caricature : Guilherand-Granges en 2010 je crois ??? )

     

    Un triste orgue de Barbarie

    Enfonce dans l’air du matin,

    Comme à coups de couteau qui crie,

    Un vulgaire, un pointu refrain,

     

    Et même cela, cela même,

    Ce triste chant malade et maigre,

    Dans la rue où souffle un vent aigre,

    Me fait songer au bleu foyer

    De ton regard droit et noyé,

    Et m’indique combien je t’aime !!!

     

    Anna de Noailles, poétesse et romancière française, d’origine roumaine,

    née à Paris le 15 novembre 1876 et morte à Paris le 30 avril 1933. 


  • La fleur qui parle

    ( Photo perso : Dimanche fleuri à Port St Louis du Rhône 30 avril 2017 )

     

    J’ai découvert la fleur qui parle

    dans un grand champ de romarin

    pas très loin de la route d’Arles

    il était très tôt le matin.

     

    Une pierre presque violette

    la soutenait comme un écrin

    elle perdait un peu la tête

    et moi aussi, je crois bien.

     

    Elle m'a dit de jolies choses

    et des mots tellement petits

    que passereaux et passe-roses

    étaient comme les ombellies.

     

    Elle m'a dit l'une après l'autre

    les paroles d'Evangélie

    et les serments de Pierrelune

    au blancs rendez-vous d'Arcadie.

     

    Les arcs en ciel d'offrefontaine

    les misériers engoulevents

    les martins-pêcheurs des fontaines

    faisaient partie de son plain-chant.

     

    Elle m'a dit battre frontière

    l'opale pâle d'Amélie

    les épineuses ombrières,

    les grenats grenats d'Alvoisie.

     

    Alors j'avais tant de vacances

    à écouter parler ma fleur

    que mon silence de silence

    peut-être un instant lui fit peur.

     

    Et j'ai perdu la fleur qui parle

    dans le grand champ de romarin

    pas très loin de la route d'Arles

    un peu de terre entre les mains. 

    Louis Amade.